Crime contre l’Humanité

 

16 février 2017

A l’attention de Monsieur Emmanuel Macron :

Un crime contre l’humanité est une incrimination créée en 1945 dans le statut du Tribunal militaire de Nuremberg, établi par la Charte de Londres (art. 6, c).

Il désigne une « violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d’un individu ou d’un groupe d’individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux ».

Plus tard, l’article 7 du Statut de Rome définit onze actes constitutifs de crimes contre l’humanité, lorsqu’ils sont commis « dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique dirigée contre toute population civile » :

– le meurtre ;
– l’extermination ;
– la réduction en esclavage ;
– la déportation ou le transfert forcé de population ;
– l’emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international ;
– la torture ;
– le viol, l’esclavage sexuel, la prostitution forcée, la grossesse forcée, la stérilisation forcée ou toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable ;
– la persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste, ou en fonction d’autres critères universellement reconnus comme inadmissibles en droit international, en corrélation avec tout acte visé dans le présent paragraphe ou tout crime relevant de la compétence de la Cour ;
– la disparition forcée de personnes ;
– le crime d’apartheid ;
– d’autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale.

Le B’nai B’rith France réaffirme son opposition à tout contact avec le Front National

 

BB-France

10 février 2017

Le B’nai B’rith France rappelle qu’au même titre que les principales institutions représentatives des juifs de France, il s’oppose fermement et sans aucune ambiguïté à tout contact avec le Front National.

L’histoire, les positions et les alliances du Front National vont à l’encontre des valeurs que le B’nai B’rith France porte et défend avec force depuis toujours. Dans un contexte dominé par les difficultés économiques et sociales, par la montée des égoïsmes, par la peur, par les tentations de repli, la défense des valeurs de la République doit l’emporter.

A ce titre, le B’nai B’rith France condamne avec force la rencontre qui s’est récemment tenue entre des responsables d’une association juive et des dirigeants du Front National, une rencontre inqualifiable qui démontre un manque de sens de responsabilité politique des ses initiateurs et une tentative d’instrumentalisation des Français Juifs par le Front National.

Crise ou fin de régime ?

 

The French National Assembly (Assemblée Nationale) is the lower house of the bicameral Parliament of France under the Fifth Republic. The official seat of the National Assembly is the Palais Bourbon on the banks of the river Seine in Paris.

9 février 2017

Article paru dans « The Times of Israel »

http://frblogs.timesofisrael.com/crise-ou-fin-de-regime/

 

Pour la première fois dans la 5ème république, les grands partis de gouvernement traditionnels pourraient être absents du second tour de l’élection présidentielle. Il ne s’agit pas ici de le condamner ou de s’en réjouir, mais d’analyser une situation inédite à tous les égards.

Notre régime politique, né en 1958, dure depuis près de soixante ans. Il est l’un des plus long et les plus paisible que nous ayons connu depuis la révolution française. La première république avait duré douze ans, de 1792 à 1804. S’en est suivi une phase de tentatives éphémères et instables de changements de régimes. La seconde république, née en 1848 était morte au bout de quatre ans seulement. La troisième, de 1870 à 1940, a certes duré mais s’est achevée dans le sang et dans la honte. La quatrième, née aux lendemains de la guerre en 1946 s’est effondrée douze ans plus tard seulement.

Notre régime actuel a duré dans la stabilité, mais semble désormais usé, ou pour le moins remis en cause.

Face à un monde qui a tant changé ces dernières années, face aux effets de la globalisation et des progrès technologiques inouïs, face à une crise économique qui s’installe, face aux menaces mondiales de toutes sortes – sécuritaires, démographiques ou financières – face aux nombreuses alternances politiques qui n’ont pas convaincu depuis trente-cinq ans, une volonté de changement en profondeur monte en puissance. Changement d’hommes et de femmes, de génération, de discours, de méthode.

Cette volonté de « renverser la table », d’une façon ou d’une autre, née d’une société fracturée et d’un modèle politique et social à bout de souffle, se repend dans l’inconscient collectif de notre société comme une traînée de poudre. Elle explique la folle campagne électorale que l’on vit aujourd’hui. Les repères changent. Les barrières tombent. Tout va très vite. Le monde nous observe, mais une telle évolution est visible partout depuis quelques mois. Aux Etats-Unis, en Europe ou ailleurs, les partis traditionnels et ce qu’ils représentent sont contestés, voir rejetés, et avec eux leurs dirigeants et leurs idées. Et ce supposé réveil des peuples constaté ici ou là, avec toutes les conséquences qui en découlent, ne se focalise pas simplement sur la recherche d’hommes neufs, mais sur la volonté de tester un système nouveau. Il n’en faut alors pas beaucoup plus pour que ne tentent de s’engouffrer dans la brèche des aventuriers, des apprentis sorciers, des démagogues, ou finalement des extrémistes.

Nous n’en sommes pas encore là en France, mais de seulement envisager que de tels scénarios vus ou approchés ailleurs pourraient un jour ou l’autre se concrétiser est déjà inédit en soi, et non sans risques pour notre avenir. On sait ce qui est rejeté ; on ignore encore, ou on craint, ce qui pourrait le remplacer. La véritable question sur le « plan B » est de savoir quelle alternative pourrait succéder à ce régime politique qui, malgré tout, a permis depuis des décennies notre développement dans la paix et la stabilité. La réalité est qu’à ce jour, il n’y en a certainement pas de crédible et de solide. Le changer ouvrirait la porte à une aventure au mieux incertaine, au pire dangereuse. Le modifier apparaît comme le seul moyen de continuer à bénéficier de ses atouts indéniables, tout en en dissipant les faiblesses et en en soignant l’usure.

Les défenseurs de notre modèle de société, de sa cohésion, de ses valeurs, menacées par cette vague de fond insaisissable et imprévisible, ont aujourd’hui la lourde responsabilité de proposer rapidement les remèdes pour le sauvegarder et le pérenniser . Avant qu’il ne soit trop tard. Et le temps presse.

Alors certes, dans un contexte aussi mouvant, l’opinion publique se montre instable, rendant les sondages si impuissants à la mesurer, et le scénario d’un tel grand bouleversement ne sera peut-être pas pour tout de suite. Mais si ce n’est pas pour cette fois, combien de temps encore cette vague pourrait-elle être contenue ?

Crise ou fin de régime ? C’est tout le débat et tout l’enjeu de cette élection qui approche, et de ses lendemains. Quel que soit le résultat, rien ne s’arrêtera le 7 mai prochain.

La justice et la démocratie avant tout

 

3 février 2017

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http://frblogs.timesofisrael.com/la-democratie-et-la-justice-avant-tout/

Dans notre société hyper-médiatisée, tout doit aller vite, toujours plus vite. L’information, vérifiée ou non. Les réactions, préparées ou non. Les décisions, réfléchies ou non. Le bruit compte plus que les faits, l’assertion passe avant la vérité, l’urgence l’emporte sur le temps.

Et pourtant, loin des calculs et de l’arbitraire, il doit y avoir avant toute autre chose le respect de la démocratie et de la justice.

Le respect de la démocratie, ce n’est pas demander dans la hâte d’annuler le vote de millions de citoyens, sous l’effet de la panique, des doutes et des peurs. 

Le respect de la justice, ce n’est pas tirer des conclusions hâtives, sur les seuls dire d’un journal, avant même toute décision des juges sur la légalité ou non des faits incriminés, faisant fi d’un pilier central de notre état de droit, la présomption d’innocence. La vérité et la morale ne se décrètent pas sur des plateaux de télévision. Une fois la justice rendue, il est toujours temps de prendre les décisions qui s’imposent. 

La sérénité doit l’emporter sur l’hystérie collective. Se précipiter pour chasser le gibier avec la meute est toujours indécent et dangereux. L’histoire l’a montré tant de fois. On ne joue pas avec des allumettes sans se soucier du feu que l’on peut allumer.

Justice et démocratie. Deux fondements de notre société et de nos valeurs républicaines qui doivent être préservés en toutes circonstances, envers et contre tout.

Justice et démocratie. Deux axes cardinaux, la force et la grandeur d’une vieille nation comme la notre qui cherche à bâtir son avenir sur des fondements suffisamment solides pour lutter contre les extrémistes et les populistes qui la menacent de toutes parts.

Justice et démocratie. Deux armes essentielles contre les vrais ennemis de la République qui, aux portes du pouvoir, se frottent aujourd’hui les mains. Faisons tout pour que, demain, le prix à payer de tout cela ne soit finalement pas aussi élevé qu’on peut légitimement le craindre.

 

La Conférence de Paris du 15 janvier est un obstacle à la paix

 

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4 janvier 2017

Communiqué du B’nai B’rith France

Le B’nai B’rith France dénonce la « Conférence internationale sur la paix au Proche-Orient » qui doit se tenir à Paris le 15 janvier prochain, organisée par la France, et à laquelle doivent participer 70 pays, en l’absence d’Israël.

Cette initiative dommageable, qui vise à tenter d’imposer à Israël une solution non négociée, est porteuse de grands risques pour la sécurité de la région et son avenir.

En écartant tout dialogue direct, « seul à même d’aboutir à des solutions de compromis autour d’intérêts mutuellement reconnus », cette réunion de Paris constituera un obstacle à la paix.

D’être organisée dans la précipitation, à cinq jours seulement du changement d’administration américaine, en dit long sur l’état d’esprit ambiant et sur les buts recherchés.

Après le récent vote par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution déséquilibrée contre Israël, et le discours décevant du Secrétaire d’Etat américain John Kerry qui a occulté la cause réelle du conflit à savoir le refus des dirigeants palestiniens d’accepter l’existence d’un Etat juif, une telle conférence cherche à mettre à nouveau Israël sur le banc des accusés.

Il ne fait guère de doute que les décisions de cette Conférence de Paris serviront de trame pour une nouvelle résolution inappropriée et déséquilibré du Conseil de sécurité de l’ONU, mettre Israël une fois de plus à l’index et tenter d’imposer des concessions.

Le B’nai B’rith France dénonce la tenue d’une réunion qui veut imposer des conditions concernant les statuts définitifs alors qu’elles doivent être négociées directement entre les parties. Le B’nai B’rith France dénonce la tenue à Paris d’une réunion qui récompense une stratégie qui veut éviter les négociations directes et encourage les sanctions contre Israël.

La paix comme l’a déclaré le Président Obama en 2011 « ne viendra pas par des déclarations et des résolutions au sein des Nations Unies ».

Ces pressions incessantes contre Israël, qui visent avant tout à lui imposer unilatéralement une solution non négociée, sont indignes, irresponsables et porteuses de grands dangers pour son avenir et pour celui de la région.

Que cette Conférence se tienne dans ces conditions n’est pas acceptable.

Face à ces menaces et à ces dangers, pour réaffirmer son soutien à Israël et au principe d’un dialogue direct pour arriver à la paix, le B’nai B’rith France appelle à participer à la manifestation organisée par le CRIF et les principales institutions juives de France dimanche 15 janvier devant l’Ambassade d’Israël en France à Paris.

Résister, encore et toujours

 

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12 décembre 2016

La fête de Hannoucca commémore la réinauguration de l’autel des offrandes dans le second Temple de Jérusalem, trois ans après son interdiction par Antiochus IV et l’insurrection militaire des Maccabées, amenés par le prêtre Mattathias l’Hasmonéen, et leur victoire sur les armées séleucides. Selon la tradition rabbinique, nous célébrons chaque année à partir du 25 kislev le miracle de la fiole d’huile qui se produisit alors permettant aux prêtres du Temple de faire brûler pendant huit jours une quantité d’huile suffisante pour une seule journée. Mais au-delà de ce miracle, la fête de Hannoucca symbolise la résistance spirituelle du judaïsme à l’assimilation grecque.

Résister. Un maître-mot qui marquera toute l’histoire du peuple juif face à ses ennemis et aux épreuves qu’il endurera sans discontinuité. Que ce soit dans l’histoire biblique, au moyen-âge, où dans l’époque contemporaine, la résistance a toujours fait partie du quotidien du peuple juif et lui a permis de traverser les épreuves en restant debout, uni et fort. Et au-delà de notre propre sort et de nos propres ennemis, cette résistance juive s’est de tous temps dressée contre les haines, les injustices, les barbaries, les persécutions de toutes sortes. Nombreux sont les exemples à travers les époques où les juifs ont combattu, bien sûr leurs ennemis, mais aussi les ennemis de la liberté, de la démocratie, et des valeurs humaines. Non seulement parce que ces ennemis-là ont toujours commencé par combattre les juifs avant de s’en prendre au reste de l’humanité, et qu’il a donc fallu s’en défendre sans faiblir, mais également parce que la résistance à l’oppression et aux malheurs d’où qu’ils viennent et quels que soient ceux qu’ils frappent fait partie de notre histoire, de nos valeurs, de notre identité, de notre message universel que nous adressons aux nations.

Plus que jamais, nous nous avons en tant que juifs et en tant que citoyens le devoir et la responsabilité de résister aujourd’hui et demain à nos ennemis, à ceux qui les soutiennent, et plus largement à tous ceux qui cherchent à affaiblir et à détruire nos sociétés. La liste est longue.

Les terroristes islamistes qui tuent sauvagement hommes, femmes et enfants à Jérusalem, à Paris, à Bruxelles, à Nice ou au Caire.

Les diplomates de l’UNESCO qui nient honteusement aux juifs – mais aussi aux chrétiens – leurs liens historiques avec Jérusalem et la terre d’Israël.

Les antisémites qui ont encore sur eux les habits traditionnels et usés des pages les plus sombres de notre histoire ou qui ont revêtu ceux, plus modernes, de l’antisionisme militant, et qui partagent tous la même haine ancestrale et viscérale des juifs où qu’ils soient.

Enfin, les populistes, les démagogues et les extrémistes de tous bords, en France comme ailleurs en Europe ou dans le monde, qui sont à nos portes ou qui les ont déjà franchies, et qui en attisant les peurs d’un monde souvent complexe et dangereux, sèment les divisions, les replis sur soi, et les rejets de l’autre, avec tous les risques qui en découlent. Leurs discours, leurs méthodes et leurs objectifs sont à l’encontre de tout ce que les juifs et au-delà, tous les défenseurs des valeurs de la République et de la démocratie, incarnent, défendent et portent depuis toujours et pour toujours. Défendre sans compromis nos valeurs de lumière, de fraternité et de liberté est une nécessité pour qu’elles ne soient pas remplacées par celles de l’obscurantisme, de la haine et de l’asservissement. Leur barrer la route est une nécessite pour poursuivre la nôtre.

Leur résister parce que, finalement, leur but à tous est le même.

Leur résister parce que, hier comme aujourd’hui, cela a toujours été notre réponse.

Leur résister parce que nous les avons toujours vaincu.

Leur résister parce qu’il en dépend, une fois de plus, notre avenir et celui de nos enfants.

PM

 

 

Bon anniversaire Monsieur Kirk Douglas !

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9 décembre 2016

Kirk Douglas a 100 ans aujourd’hui. Le destin magnifique d’un petit garçon, né Issur Daniélovitch Demsky le 9 décembre 1916 dans l’Etat de New York, fils de chiffonniers juifs ayant fui la Biélorussie pour survivre à l’antisémitisme, devenu une figure de légende du cinéma américain aux plus de 90 films et l’un des acteurs les plus populaire au monde. Respect.

 

Le B’nai B’rith France a reçu le président du Crif

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6 décembre 2016

Dans le cadre du cycle « Rencontre & Dialogue », le B’nai B’rith France a reçu le 5 décembre le Président du CRIF Francis Kalifat, élu en juin dernier.

Autour du Président du B’nai B’rith France Serge Dahan, du vice-président régional Ile de France Aris Hauptschein,.de membres du Bureau National du B’nai B’rith France, Philippe Meyer, vice-président, et André Ouazana, Trésorier, du Président d’Honneur Yves Kamami, de nombreux président(e)s de Loges et des membres du BBF de toute la région Ile de France, la soirée « Rencontre & Dialogue » s’est tenue devant une salle comble au Centre communautaire de Neuilly-sur-Seine.

Dans ses propos d’introduction et de bienvenue, le Président Serge Dahan, également membre du Bureau Exécutif du CRIF, a chaleureusement remercié Francis Kalifat pour sa présence.

Il a réaffirmé les valeurs communes et a rappelé le contexte difficile dans lequel vit la communauté juive, et plus globalement la communauté nationale, depuis de nombreux mois, en soulignant la contribution du B’nai B’rith France aux actions du CRIF aux combats communs : la lutte sans compromis contre l’antisémitisme, la défense sans faille de l’image d’Israël, la préservation indispensable de la mémoire, et la promotion des valeurs et de la culture juive.

Serge Dahan a souhaité féliciter son invité pour la 7ième convention du Crif qui s’est tenue dimanche 4 décembre à Paris et qui a été un grand moment d’échange et de débat sur l’avenir de la France. Convention qui portait le thème de « Si on parlait de la France? Français, Juifs et citoyens ».

Le Président du CRIF Francis Kalifat, qui s’est dit particulièrement heureux d’être là avec les membres du B’nai B’rith qu’il connait bien, a tout d’abord présenté son institution, son histoire, son rôle, son fonctionnement, avant de répondre à de très nombreuses questions de la salle autour de plusieurs sujets clés sur les grands enjeux et les préoccupations de la communauté juive.

Ont notamment été abordés l’actualité politique à l’approche des élections présidentielles en France et l’importance des questions économiques dans la France d’aujourd’hui, la montée des populismes, le dialogue interreligieux et en particulier avec l’islam de France, la lutte contre BDS, les récents votes anti-israéliens à l’UNESCO et la position de la France, la menace terroriste persistante, l’action du CRIF avec les journalistes, le travail en commun entre le B’nai B’rith France et le CRIF, ou l’évolution actuelle de l’Aliya.

A l’issue de ce moment de dialogue intense, sincère et fraternel, et empreint d’une réelle amitié, les échanges ont pu se poursuivre autour d’un buffet offert pour l’occasion.

Bonne tenue

 

25 novembre 2016

 

Hier soir, un débat de très bon niveau qui fait honneur à la classe politique française si souvent décriée. Rappelons-nous les débats calamiteux Trump-Clinton pour mesurer la différence. On pourra simplement regretter que la technique l’ait parfois emporté sur la vision. Mais c’est le mal de l’époque.
On aura eu d’un côté le favori qui gère son image de force tranquille et sa large avance de dimanche dernier, et de l’autre le challenger qui cache son agacement et tente de remonter la pente.Fillon n’a pas fait d’erreur majeure et Juppé n’a pas marqué de points décisifs.
Au final, le rapport de force ne devrait pas être modifié et François Fillon l’emportera vraisemblablement dimanche.

Entre inquiétudes et espérance

 

Paru dans : the-times-of-israel-logo

http://frblogs.timesofisrael.com/entre-inquietudes-et-esperance/ .

1er novembre 2016

Le début d’année est toujours le moment privilégié d’une rétrospective, d’un bilan, d’une projection. En ce début d’année juive 5777, nous aurions aimé tenir des propos optimistes, apaisés, rassurés. Malheureusement ce sera bien difficile. Comme citoyens et comme juifs, nous sommes, et nous restons inquiets.

Inquiets de voir que les juifs demeurent des cibles – encore et toujours. 

Comment supporter qu’après Ilan Halimi, Toulouse et l’Hypercacher, des juifs portant la kippa soient encore poignardés à Marseille, à Strasbourg ou ailleurs par des assassins islamistes qualifiés honteusement de « déséquilibrés » ?

Comment supporter cette haine anti-juive qui s’installe au quotidien à travers ces actes d’antisémitisme ordinaire et cet antisionisme toléré ?

Comment supporter que des juifs doivent quitter des zones géographiques en France où il leur est devenu de facto impossible de vivre ? Des zones de non-droit fermées dans le même temps à la République.

Comment supporter que dans les rues de Paris ou d’ailleurs, les militants de BDS continuent de déverser leurs appels illégaux au rejet d’Israël, et en réalité au rejet des juifs ?

Comment supporter qu’une instance internationale comme l’UNESCO, sensée promouvoir l’éducation et la culture, dénie régulièrement tout lien historique entre le Peuple juif et Jérusalem, sous la pression de certains pays arabes et avec le laisser-faire de la France ?

Inquiets de voir, comme nous le disions depuis longtemps, et comme l’histoire l’a toujours montré, que les juifs n’étaient que les premières cibles des ennemis de la liberté. 

Notre société dans son ensemble a été meurtrie comme jamais. On a vu à quel point les ennemis des juifs et les ennemis de la République sont les mêmes. On a vu à quel point combattre à Paris, à Bruxelles ou à Jérusalem la haine des juifs c’est défendre partout la démocratie.

Au-delà d’enfants juifs tués avec leur jeune père et professeur devant leur école, et de citoyens juifs abattus alors qu’ils venaient faire leurs courses de Chabbat, les djihadistes ont assassiné lâchement et aveuglement des militaires, des journalistes dans leur salle de rédaction, des jeunes au Bataclan et sur des terrasses de cafés, des policiers devant leurs enfants, des familles sur la promenade des Anglais, un prêtre de 86 ans dans son église. Tous, des symboles de notre société dont l’islamisme radical veut détruire les racines, le mode de vie, et l’identité même.

Loin de tout « devoir d’empathie » face aux assassins que certains cherchent honteusement distiller ici ou là, tous ces actes ignobles et ceux qui les ont commis ne suscitent que le dégoût et n’appellent qu’à une condamnation sans appel, et surtout à une mobilisation totale pour les combattre.

Chaque fois, une limite dans l’horreur est franchie. Et qui peut dire que le pire est derrière nous ? Daech commence à subir à Mossoul ou ailleurs des défaites militaires qui laissent espérer changer la donne. Mais le combat sera long, difficile et douloureux. Et tant reste à faire, ici, pour combattre le mal dans les quartiers, les écoles, les prisons ou sur internet, avec tous ceux qui ont conscience de la gravité de la situation et de ses enjeux.

Inquiets enfin de voir les conséquences de ces menaces sécuritaires sur un débat politique souvent malsain qui s’installe dans notre pays.

Les dérives vers une laïcité extrême, supposée naïvement par certains être une réponse à l’islamisme radical, font courir aux juifs des risques collatéraux inacceptables et à la République un risque pour sa cohésion.

La laïcité, ce n’est pas tout confondre et tout interdire. Par lâcheté ou par ignorance. Pour citer le Grand Rabbin de France Haim Korsia : « La laïcité, ce n’est pas l’athéisme d’Etat ».

Comme partout en Europe, le climat anxiogène nourrit la démagogie, les populismes et le retour de nos vieux démons. Leur barrer la route est nécessaire pour poursuivre la nôtre.

Lutte contre le djihadisme. Lutte contre les extrémismes. Lutte contre les populismes. Les mois à venir seront décisifs pour les juifs de France et pour notre société dans son ensemble qui est à la croisée des chemins : se défendre et rester elle-même, ou baisser les bras et se perdre.

Mais dans ce climat difficile, il convient de rappeler en ce début d’année la réponse qui a toujours été celle du judaïsme à la haine, à la barbarie, et à la folie du monde.

Le judaïsme, c’est la priorité donnée à la vie et à la paix.

Le judaïsme, c’est l’éducation, la transmission et la construction d’écoles.

Le judaïsme, c’est la fraternité, la solidarité, et la générosité.

Le judaïsme, c’est la fierté de notre identité, tout en respectant celles d’autrui.

Le judaïsme, c’est résister, rester debout et continuer de vivre, sans renoncements.

Le judaïsme, c’est la confiance dans l’homme et dans l’avenir.

Cette réponse du judaïsme a été portée par ces grandes voix juives qui se sont éteintes l’année écoulée : Samuel Pisar, Shimon Peres, le Grand Rabbin Joseph Sitruk, et bien sûr, ce géant de la conscience humaine, Elie Wiesel, pour qui : « Le judaïsme n’a pas vocation de judaïser le monde, mais de l’humaniser ».

Cette réponse du judaïsme est le reflet de nos valeurs et de notre histoire. Elle est un message universel pour espérer et donner à espérer. Une espérance qui est au cœur de la foi et de l’identité juive. Une espérance dont notre société a aujourd’hui tant besoin.

Nos ennemis ne parviendront pas à nous décourager et à nous faire dévier de notre route. Avec volonté et énergie, unis et solidaires avec tous les défenseurs de la République, nous les ferons échouer. Ici comme ailleurs, pour construire ensemble des jours meilleurs.

Philippe Meyer

Et si d’un mal pouvait sortir un bien ?

terrorisme

21 juillet 2016

Les terribles épreuves que subit la France depuis des mois, et les blessures profondes qui lui sont infligées par un terrorisme islamiste aussi barbare que criminel, obligent notre société à une adaptation en profondeur et sans précédent pour y faire face.

La haine djihadiste sème la mort partout sur son passage, tuant sans distinction hommes, femmes et enfants, dans les écoles, les commerces, les salles de rédaction, les lieux de spectacles, les terrasses, les stades, les domiciles, les promenades au bord de la mer. Une guerre a été déclarée à la France par un ennemi qui n’obéit à aucune règle, qui se masque, qui n’a ni morale ni valeurs, qui a souvent grandi dans nos écoles et dans nos quartiers, qui n’a pour seul objectif que de tuer des civils  innocents. Tuer pour tuer, par allégeance à une guerre dite sainte et qui est la plus sale qui soit. Cette guerre d’un nouveau temps nécessite, pour la gagner, une préparation, des moyens, une mobilisation et un état d’esprit, bref une réponse d’un nouveau type. Les repères ont changé. Les références ont changé. L’ennemi a changé. Ne pas le comprendre nous expose à la défaite. Or cette défaite est impossible, interdite. Elle marquerait pour la France comme pour toutes nos sociétés démocratiques la fin de notre histoire, de notre culture, de notre avenir.

La France est entrée dans cette nouvelle guerre, et ce probablement pour longtemps, mais elle n’est ni la première ni la seule à devoir y faire face. D’autres avant nous, et en même temps que nous, sont attaqués par les mêmes barbares portant la même haine. Et voilà que petit à petit, certains commencent à regarder de plus près, à analyser, et à essayer de comprendre la lutte quotidienne que mène un petit pays face à ce terrorisme, Israël. Ce pays, soumis jusque-là à une critique systématique de tant de bien-pensants, à qui on demandait une réaction de défense « mesurée », qui était accusé de tous les maux, pourrait-il maintenant être un modèle dans cette lutte contre la terreur et l’obscurantisme ?  Un modèle pour apprendre et pour agir.

Ce modèle, c’est un pays qui, menacé de destruction depuis le jour de sa création, lutte avec un courage exemplaire au quotidien contre ces mêmes ennemis de la liberté et de la démocratie qui nous ciblent désormais, sans rien céder, sans relâchement, sans compromis.

Ce modèle, c’est une société unie, solidaire, dynamique, positive, en alerte permanente, préparée à combattre la terreur dans tous les aspects de sa vie quotidienne, et qui sait mobiliser son énergie et sa créativité pour sa survie et à travers elle celle de l’humanité toute entière.

Ce modèle, c’est un peuple qui malgré cet effort permanent, difficile et douloureux, et qui a toujours payé un prix sans pareil pour son droit à l’existence, accumule jour après jour les réussites économiques, culturelles ou scientifiques parmi les plus spectaculaires au monde. Un pays qui  porte un message universel fait des valeurs humaines inscrites au cœur du judaïsme laissant toujours la priorité à la liberté, à la vie et à l’avenir. Un pays qui met ces valeurs en application dans toutes ses réalisations et dans tous les moyens employés pour sa construction et sa défense.

C’est ce modèle-là que certains commencent aujourd’hui à découvrir.

C’est ce modèle-là dont certains pourraient demain s’inspirer pour mener cette guerre qui ne ressemble à aucune autre.

C’est ce modèle-là qui montre au monde depuis plus de soixante-huit ans que l’on peut – et que l’on doit – vivre malgré la menace de la terreur, même si on ne peut s’y habituer, et mieux, que l’on peut la vaincre pour peu qu’on y soit réellement préparé, qu’on connaisse son ennemi, qu’on le nomme sans complexe, qu’on prenne les mesures nécessaires pour l’éradiquer, et surtout qu’on partage une ambition et une espérance collective au service de principes et de valeurs reçus en héritage de ses parents et dont on tient plus que tout à transmettre à ses enfants sans laisser personne s’y opposer et les mettre en danger.

Alors oui, d’un mal pourrait, comme souvent, sortir un bien.

Ironie du sort, les terroristes islamistes, en s’en prenant de façon aussi  ignoble et criminelle à la France, pourraient finalement – et bien malgré eux – permettre de renforcer ses liens avec Israël en l’incitant à se rapprocher de ce modèle qui a fait ses preuves, pour les faire plier. Ce serait sans doute la plus grande défaite de ces barbares. Et notre plus grande victoire.

 

Philippe Meyer

Au coeur du désordre

 

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14 juin 2016

Des sirènes de police entendues toute la journée, des scènes de guérilla urbaine en plein Paris, des forces de l’ordre caillassées alors qu’elles sont en deuil de leurs collègues assassinés sauvagement la veille par un islamiste … plus de mots. Et pendant ce temps là, des millions d’européens ont les yeux rivés sur nous en pleine compétition sportive. La France s’enfonce dans un désordre total. Certains portent une responsabilité historique de cette descente à hauts risques et aux lendemains difficiles.

« Etre juif et français en Europe : quel avenir? quels projets? »

 

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9 juin 2016

Introduction au débat « Etre juif et français en Europe : quel projet, quel avenir ? »
Grand Rabbin Gilles Bernheim – Alexandre Adler
8 juin 2016

D’abord, un rapide rappel historique

– L’histoire des juifs d’Europe a 2 000 ans ; elle a toujours été passionnelle et paradoxale.
– D’un côté, une terre d’accueil, d’émancipation, de développement. Celle de Freud, d’Einstein et de Lévinas.
– D’un autre côté, une terre de violences, de pogroms, de génocide. Le plus grand cimetière juif au monde, dans une civilisation si cultivée et éclairée.
– L’Europe compte aujourd’hui 1 400 000 juifs (0.2% de la population totale et 11% de la population juive mondiale), contre 9 500 000 juifs en 1933 (60% des juifs dans le monde à l’époque).
– Et pourtant, l’Europe continue de véhiculer la haine des juifs.

Ce paradoxe historique nous amène à un constat que nous faisons tous

– Depuis 15 ans, l’antisémitisme, dans son expression violente, est de retour.
– Il s’est installé, généralisé, banalisé.
– Menaces contre la liberté de culte, agressions verbales, violences physiques.
– Ce nouvel antisémitisme a différentes expressions, différents degrés, mais il a partout un point commun : une haine du juif à nouveau décomplexée à travers la haine d’Israël, politiquement plus acceptable.
– Quand on appelle au boycott d’Israël, c’est le rejet du juif que l’on revendique.
– Quand on réécrit l’histoire des juifs, à l’UNESCO ou ailleurs, c’est leur avenir que l’on remet en cause.
– Quand on crie « mort aux juifs », le passage à l’acte n’est pas loin.
– Hier l’antisémitisme traditionnel, aujourd’hui l’antisionisme militant.
– Au final, rien n’a changé.

Cet antisémitisme relooké s’inscrit dans un environnement européen propice et porteur de forts risques pour l’avenir

– Une diplomatie européenne déséquilibrée au Proche et Moyen Orient, fruit d’une realpolitik rarement favorable à Israël.
– Une pensée unique partisane dans de nombreux médias, aux conséquences que l’on sait dans de nombreux quartiers.
– La persistance durable d’une menace terroriste islamiste généralisée.
– La montée des populismes et des nationalismes.
– La crise des migrants.
– L’évolution démographique de l’islam dans la plupart des pays européens.
– La crise identitaire d’une Europe en panne politiquement et économiquement.

Pourtant, les raisons d’espérer ne manquent pas

– Un engagement ferme des Etats à lutter contre toute forme d’antisémitisme.
– Une amitié judéo-chrétienne forte et solide.
– Une prise de conscience que les juifs ne sont que la première cible des terroristes.
– Surtout, une volonté sans faille des communautés juives d’Europe, et notamment en France, de continuer à vivre pleinement et à se développer.

Mais au final, les inquiétudes sont fortes et de nombreux juifs quittent l’Europe pour construire leur vie ailleurs.
Combien restera-t-il de juifs en Europe dans 50 ans ?

D’où ces trois questions pour notre réflexion de ce soir :
1. Pourquoi l’Europe a-t-elle ce problème historique et viscéral avec ses juifs ?
2. Face à cette histoire et à ce présent, quel est l’avenir des juifs en Europe ?
3. Qu’est-ce qui pourra changer la donne ?

Leurs yeux ont vu, leurs bouches ont parlé

 

bras shoah

4 mai 2016

Dans leurs yeux toujours ouverts, le regard troublant de ceux qui ont vu l’horreur indicible et inhumaine. Sur leurs bras affaiblis, la marque indélébile de l’infamie. Dans leurs cœurs déchirés à jamais, la brisure d’une vie foudroyée par l’enfer. Dans leurs esprits meurtris, les souvenirs des pleurs, des peurs et des cris. Dans leurs bouches qui parviennent encore à sourire, ces mots si justes, si forts, si terribles qui témoignent sans cesse depuis plus de soixante-dix ans de l’innommable, de l’indescriptible, de l’inexplicable.

Ces derniers rescapés de la Shoah survivent depuis plus de vingt-cinq mille jours pour nous permettre de savoir, de transmettre, de ne pas oublier. Jamais. Ils n’en finissent pas de se rappeler de ce qui ne peut pas être effacé, de raconter ce qui ne peut pas se comprendre, de parler de ce qui est si douloureux d’entendre. Et notre devoir est de de continuer à les écouter, à les regarder, à les aimer, mais plus encore de faire écouter nos enfants, encore et toujours.

Ces derniers survivants de la mort ne sont plus qu’une poignée pour parler au nom des six millions des leurs, des nôtres, qui n’ont pas de sépultures et souvent pas de descendants pour faire vivre leur mémoire.

Ces derniers témoins directs de ce que l’homme a pu commettre de pire ne seront bientôt plus là pour le répéter, encore et toujours. Ce sera alors à nous, les témoins des témoins, de tenter de le faire à leur place. Avec nos mots qui bien sûr ne pourront jamais être les leurs. Mais nos enfants, et nos petits-enfants, sauront que nous les avons encore connus. Que cet enfer absolu qu’ils ont vécu n’était finalement pas si éloigné. Que c’était hier. Et que rien ne peut assurer que ce ne sera plus jamais demain.

En ce jour de Yom Hashoah, où la vie s’arrête quelques instants partout en Israël sous le hurlement strident des sirènes destinées à réveiller les mémoires et les consciences, nous avons encore la chance et le devoir impérieux de voir ces regards, de recueillir ces récits.  Combien de temps encore ? Combien de survivants seront avec nous l’an prochain ? Chacune de ces commémorations vécues en leur compagnie peut désormais être la dernière. Au crépuscule de leurs longues et douloureuses vies, ces rescapés des camps de la mort voient leurs derniers camarades fermer pour toujours ces yeux qui ont tant vu d’horreurs. Nos pensées vont d’abord vers eux. Regardons-les et écoutons-les, encore et toujours. Tant que cela sera possible.

A l’heure où malgré Auschwitz, Treblinka et Majdanek, des juifs continuent d’être assassinés simplement parce qu’ils sont juifs, à Paris ou à Jérusalem, que doivent penser ces derniers témoins de l’horreur, eux seuls qui savent jusqu’où cette haine antijuive peut conduire l’humanité toute entière ?

Philippe Meyer

Jeunesse, qu’es-tu devenue ?

 

jeunes FN

3 mai 2016

Il fut un temps où les jeunes entraient en résistance contre l’ennemi

Il fut un temps où les jeunes se révoltaient pour réveiller la société

Il fut un temps où les jeunes se battaient pour les idéaux de liberté

Il fut un temps où les jeunes étaient insolents, imaginatifs, rêveurs

Il fut un temps où les jeunes construisaient leur avenir, et le nôtre

Et aujourd’hui, Marine Le Pen est en tête des intentions de vote chez les 18-25 ans…
France, réveille toi.

« Pessah » ou le bon usage de la liberté

 

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19 avril 2016
Pessah est l’occasion pour tous les Juifs du monde de célébrer ensemble, en famille et avec les proches, la sortie d’Egypte, la fin de l’esclavage, et la naissance d’un peuple.

C’est aussi symboliquement la fête du printemps moment magique de réveil de la nature et d’espérance. Le 15 Nissan, 23 avril, est enfin la nuit de la « pleine lune » ; la nuit la plus éclairée; celle où la lune est la plus brillante comme l’est cette nuit de célébration de la liberté retrouvée après les souffrances éprouvées par l’esclavage et la haine

Plus largement les Juifs partout dans le monde en célébrant « Pessah » adressent un message universel, celui du combat contre toute forme d’asservissement.

Les Juifs qui étaient esclaves en Egypte sont aujourd’hui un Peuple Libre où qu’ils soient et notamment dans le pays d’Israël. Ce «temps de notre liberté» a un sens, un but, une mission: la naissance d’un peuple et d’une nation sur la terre promise d’Israël.

Ce lien inaliénable entre un Peuple, une Terre et un Livre, a façonné durant des millénaires et jusqu’à aujourd’hui le destin du peuple Juif.

Malgré toutes les vicissitudes de l’histoire, malgré les drames, malgré les évolutions du monde et du temps, ce lien fondateur ne s’est jamais rompu et demeure à ce jour intact au plus profond de chaque Juif dans le monde

A l’heure où Israël, membre de la communauté des nations, fait l’objet d’une campagne de délégitimation sans précédent à travers les discours mensongés des antisionistes de tout bord à travers des décisions iniques de l’UNESCO, à travers des campagnes haineuses du mouvement BDS et où le Peuple juif dans son ensemble souffre à travers cette vague d’actes antisémites aussi violente que préoccupante, ce bon usage de la liberté retrouvée du peuple juif est plein d’enseignements.

Pour les Juifs la liberté a notamment été le moyen de construire et de bâtir l’avenir de leurs enfants en transmettant cet attachement à une indentité nationale et religieuse.

Pour les Juifs la liberté a notamment été d’affirmer l’appartenance à un peuple déterminé à faire, en particulier, de la vie, de la vérité, de la justice, de la paix, de l’éducation, du respect de l’autre des principes essentiels.

Pour les Juifs la liberté a notamment été le moyen de porter et de diffuser les valeurs universelles du judaïsme qui accompagnent l’humanité depuis des millénaires.

C’est ce bon usage, constructif, positif et ouvert de la liberté qui a finalement permis au Peuple Juif de construire son avenir, de survivre à ses ennemis et de contribuer au développement de l’humanité.

Quand certains manifestent Place de la République à Paris au nom de la liberté et que dans le même temps par haine et sectarisme « expulsent » l’autre parce que différent on ne peut que regretter qu’ils ne se soient pas posés la simple question qui a été celle du peuple Juif depuis la sortie d’Egypte, celle du bon usage de la liberté.

Message de Serge Dahan, Président du B’nai B’rith France

En Marche !

 

15 avril 2016

Je viens de découvrir le clip de lancement du mouvement En Marche !

Bien fait. Efficace. On regarde jusqu’au bout.

Communiqué du B’nai B’rith France

UNESCO-logo

15 avril 2016

Le B’nai B’rith France dénonce les deux nouvelles résolutions arabes et violemment anti-israéliennes votées à l’UNESCO avec le soutien de la délégation Française

Le groupe arabe poursuivant son offensive d’Octobre 2015 qui avait provoqué un tollé général avec le projet de résolution stipulant que le Mur occidental (Kotel, en hébreu) était une « partie intégrante » de la mosquée Al Aqsa, a de nouveau soumis au cours de la 199ème session de son Conseil Exécutif de nouvelles résolutions violemment anti-israéliennes utilisant ainsi l’UNESCO comme une plateforme politique.

En effet les membres du Conseil Exécutif de l’UNESCO qui se sont réunis le mardi 12 avril 2016 ont voté deux résolutions, présentées par l’Algérie, l’Egypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan, qui ne sont que de simples condamnations politiques de l’Etat d’Israël contraires à l’esprit de l’UNESCO dont la vocation originelle est de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant, par l’éducation, la science et la culture la collaboration entre les nations.

La résolution « Palestine occupée », vecteur du révisionnisme historique, veut manipuler l’opinion publique en créant des mythes et en inventant une histoire éloignée de la réalité. Une histoire imaginaire qui mentionne des « mesures limitant la liberté de culte et l’accès des musulmans au site sacré de la mosquée al-Aqsa/al-Haram al-Sharif » ou encore « l’interdiction faite aux Musulmans d’inhumer leurs défunts à certains endroits et de l’installation de fausses tombes juives en d’autres lieux des cimetières musulmans ».

Encore plus loin pour poursuivre la réécriture de l’histoire du peuple juif le groupe arabe revendique la propriété du Tombeau des patriarches et de la Tombe de Rachel

De tels propos, et beaucoup d’autres contenus dans les résolutions votées le 12 avril dernier ont notamment pour seuls objectifs politiques la délégitimation d’Israël au plan international et la volonté de révisionnisme historique destiné à briser le lien millénaire entre le Peuple juif et sa Terre justifiant ainsi les campagne BDS d’élimination de l’Etat d’Israël de la carte des nations.

Au-delà ces résolutions constituent une atteinte profonde au Peuple juif dans son ensemble et alimentent la haine de ces terroristes Palestiniens qui assassinent au couteau et à la hache des civils en Israël.

Le B’nai B’rith France dénonce ce vote inique qui a eu le soutien de la délégation Française, délégation qui a voté en faveur de ces résolutions se désolidarisant ainsi d’autres pays européens comme l’Allemagne, l’Estonie, la Lituanie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord et entrainant avec elle le vote de l’Espagne et de la Slovénie.

Le B’nai B’rith France et son Président Serge Dahan condamnent le contenu de ces résolutions qui ne visent qu’à délégitimer l’Etat d’Israël et regrettent la position de la France. Le B’nai B’rith France rappelle que le Premier Ministre Monsieur Manuel Valls déclarait encore récemment que « l’antisionisme est synonyme d’antisémitisme ».

Le B’nai B’rith France, ONG présente à l’UNESCO, dénonce donc ces résolutions partisanes qui contribuent à prolonger le conflit du Moyen Orient et qui détournent l’UNESCO de ses missions centrées sur l’éducation, les sciences, la culture, la communication et l’information objective et équilibrée.

Bonnes fêtes de Pourim

 

pourim-meguila

23 mars 2016

Pendant que d’autres mystifient la mort, nous choisissons la vie.
Pendant que d’autres adorent les ténèbres, nous cherchons la lumière.
Pendant que d’autres ne pensent qu’à détruire, nous construisons l’avenir de nos enfants.
Pendant que d’autres ne se complaisent que dans la haine, nous privilégions la joie.
Pendant que d’autres ne cherchent qu’à nous détruire, nous leur disons que nous avons toujours survécu à nos ennemis.
Joyeux Pourim à tous. Malgré tout.