Et si d’un mal pouvait sortir un bien ?

terrorisme

21 juillet 2016

Les terribles épreuves que subit la France depuis des mois, et les blessures profondes qui lui sont infligées par un terrorisme islamiste aussi barbare que criminel, obligent notre société à une adaptation en profondeur et sans précédent pour y faire face.

La haine djihadiste sème la mort partout sur son passage, tuant sans distinction hommes, femmes et enfants, dans les écoles, les commerces, les salles de rédaction, les lieux de spectacles, les terrasses, les stades, les domiciles, les promenades au bord de la mer. Une guerre a été déclarée à la France par un ennemi qui n’obéit à aucune règle, qui se masque, qui n’a ni morale ni valeurs, qui a souvent grandi dans nos écoles et dans nos quartiers, qui n’a pour seul objectif que de tuer des civils  innocents. Tuer pour tuer, par allégeance à une guerre dite sainte et qui est la plus sale qui soit. Cette guerre d’un nouveau temps nécessite, pour la gagner, une préparation, des moyens, une mobilisation et un état d’esprit, bref une réponse d’un nouveau type. Les repères ont changé. Les références ont changé. L’ennemi a changé. Ne pas le comprendre nous expose à la défaite. Or cette défaite est impossible, interdite. Elle marquerait pour la France comme pour toutes nos sociétés démocratiques la fin de notre histoire, de notre culture, de notre avenir.

La France est entrée dans cette nouvelle guerre, et ce probablement pour longtemps, mais elle n’est ni la première ni la seule à devoir y faire face. D’autres avant nous, et en même temps que nous, sont attaqués par les mêmes barbares portant la même haine. Et voilà que petit à petit, certains commencent à regarder de plus près, à analyser, et à essayer de comprendre la lutte quotidienne que mène un petit pays face à ce terrorisme, Israël. Ce pays, soumis jusque-là à une critique systématique de tant de bien-pensants, à qui on demandait une réaction de défense « mesurée », qui était accusé de tous les maux, pourrait-il maintenant être un modèle dans cette lutte contre la terreur et l’obscurantisme ?  Un modèle pour apprendre et pour agir.

Ce modèle, c’est un pays qui, menacé de destruction depuis le jour de sa création, lutte avec un courage exemplaire au quotidien contre ces mêmes ennemis de la liberté et de la démocratie qui nous ciblent désormais, sans rien céder, sans relâchement, sans compromis.

Ce modèle, c’est une société unie, solidaire, dynamique, positive, en alerte permanente, préparée à combattre la terreur dans tous les aspects de sa vie quotidienne, et qui sait mobiliser son énergie et sa créativité pour sa survie et à travers elle celle de l’humanité toute entière.

Ce modèle, c’est un peuple qui malgré cet effort permanent, difficile et douloureux, et qui a toujours payé un prix sans pareil pour son droit à l’existence, accumule jour après jour les réussites économiques, culturelles ou scientifiques parmi les plus spectaculaires au monde. Un pays qui  porte un message universel fait des valeurs humaines inscrites au cœur du judaïsme laissant toujours la priorité à la liberté, à la vie et à l’avenir. Un pays qui met ces valeurs en application dans toutes ses réalisations et dans tous les moyens employés pour sa construction et sa défense.

C’est ce modèle-là que certains commencent aujourd’hui à découvrir.

C’est ce modèle-là dont certains pourraient demain s’inspirer pour mener cette guerre qui ne ressemble à aucune autre.

C’est ce modèle-là qui montre au monde depuis plus de soixante-huit ans que l’on peut – et que l’on doit – vivre malgré la menace de la terreur, même si on ne peut s’y habituer, et mieux, que l’on peut la vaincre pour peu qu’on y soit réellement préparé, qu’on connaisse son ennemi, qu’on le nomme sans complexe, qu’on prenne les mesures nécessaires pour l’éradiquer, et surtout qu’on partage une ambition et une espérance collective au service de principes et de valeurs reçus en héritage de ses parents et dont on tient plus que tout à transmettre à ses enfants sans laisser personne s’y opposer et les mettre en danger.

Alors oui, d’un mal pourrait, comme souvent, sortir un bien.

Ironie du sort, les terroristes islamistes, en s’en prenant de façon aussi  ignoble et criminelle à la France, pourraient finalement – et bien malgré eux – permettre de renforcer ses liens avec Israël en l’incitant à se rapprocher de ce modèle qui a fait ses preuves, pour les faire plier. Ce serait sans doute la plus grande défaite de ces barbares. Et notre plus grande victoire.

 

Philippe Meyer

Au coeur du désordre

 

emeutes à paris

14 juin 2016

Des sirènes de police entendues toute la journée, des scènes de guérilla urbaine en plein Paris, des forces de l’ordre caillassées alors qu’elles sont en deuil de leurs collègues assassinés sauvagement la veille par un islamiste … plus de mots. Et pendant ce temps là, des millions d’européens ont les yeux rivés sur nous en pleine compétition sportive. La France s’enfonce dans un désordre total. Certains portent une responsabilité historique de cette descente à hauts risques et aux lendemains difficiles.

« Etre juif et français en Europe : quel avenir? quels projets? »

 

Mejaf2

9 juin 2016

Introduction au débat « Etre juif et français en Europe : quel projet, quel avenir ? »
Grand Rabbin Gilles Bernheim – Alexandre Adler
8 juin 2016

D’abord, un rapide rappel historique

– L’histoire des juifs d’Europe a 2 000 ans ; elle a toujours été passionnelle et paradoxale.
– D’un côté, une terre d’accueil, d’émancipation, de développement. Celle de Freud, d’Einstein et de Lévinas.
– D’un autre côté, une terre de violences, de pogroms, de génocide. Le plus grand cimetière juif au monde, dans une civilisation si cultivée et éclairée.
– L’Europe compte aujourd’hui 1 400 000 juifs (0.2% de la population totale et 11% de la population juive mondiale), contre 9 500 000 juifs en 1933 (60% des juifs dans le monde à l’époque).
– Et pourtant, l’Europe continue de véhiculer la haine des juifs.

Ce paradoxe historique nous amène à un constat que nous faisons tous

– Depuis 15 ans, l’antisémitisme, dans son expression violente, est de retour.
– Il s’est installé, généralisé, banalisé.
– Menaces contre la liberté de culte, agressions verbales, violences physiques.
– Ce nouvel antisémitisme a différentes expressions, différents degrés, mais il a partout un point commun : une haine du juif à nouveau décomplexée à travers la haine d’Israël, politiquement plus acceptable.
– Quand on appelle au boycott d’Israël, c’est le rejet du juif que l’on revendique.
– Quand on réécrit l’histoire des juifs, à l’UNESCO ou ailleurs, c’est leur avenir que l’on remet en cause.
– Quand on crie « mort aux juifs », le passage à l’acte n’est pas loin.
– Hier l’antisémitisme traditionnel, aujourd’hui l’antisionisme militant.
– Au final, rien n’a changé.

Cet antisémitisme relooké s’inscrit dans un environnement européen propice et porteur de forts risques pour l’avenir

– Une diplomatie européenne déséquilibrée au Proche et Moyen Orient, fruit d’une realpolitik rarement favorable à Israël.
– Une pensée unique partisane dans de nombreux médias, aux conséquences que l’on sait dans de nombreux quartiers.
– La persistance durable d’une menace terroriste islamiste généralisée.
– La montée des populismes et des nationalismes.
– La crise des migrants.
– L’évolution démographique de l’islam dans la plupart des pays européens.
– La crise identitaire d’une Europe en panne politiquement et économiquement.

Pourtant, les raisons d’espérer ne manquent pas

– Un engagement ferme des Etats à lutter contre toute forme d’antisémitisme.
– Une amitié judéo-chrétienne forte et solide.
– Une prise de conscience que les juifs ne sont que la première cible des terroristes.
– Surtout, une volonté sans faille des communautés juives d’Europe, et notamment en France, de continuer à vivre pleinement et à se développer.

Mais au final, les inquiétudes sont fortes et de nombreux juifs quittent l’Europe pour construire leur vie ailleurs.
Combien restera-t-il de juifs en Europe dans 50 ans ?

D’où ces trois questions pour notre réflexion de ce soir :
1. Pourquoi l’Europe a-t-elle ce problème historique et viscéral avec ses juifs ?
2. Face à cette histoire et à ce présent, quel est l’avenir des juifs en Europe ?
3. Qu’est-ce qui pourra changer la donne ?

Leurs yeux ont vu, leurs bouches ont parlé

 

bras shoah

4 mai 2016

Dans leurs yeux toujours ouverts, le regard troublant de ceux qui ont vu l’horreur indicible et inhumaine. Sur leurs bras affaiblis, la marque indélébile de l’infamie. Dans leurs cœurs déchirés à jamais, la brisure d’une vie foudroyée par l’enfer. Dans leurs esprits meurtris, les souvenirs des pleurs, des peurs et des cris. Dans leurs bouches qui parviennent encore à sourire, ces mots si justes, si forts, si terribles qui témoignent sans cesse depuis plus de soixante-dix ans de l’innommable, de l’indescriptible, de l’inexplicable.

Ces derniers rescapés de la Shoah survivent depuis plus de vingt-cinq mille jours pour nous permettre de savoir, de transmettre, de ne pas oublier. Jamais. Ils n’en finissent pas de se rappeler de ce qui ne peut pas être effacé, de raconter ce qui ne peut pas se comprendre, de parler de ce qui est si douloureux d’entendre. Et notre devoir est de de continuer à les écouter, à les regarder, à les aimer, mais plus encore de faire écouter nos enfants, encore et toujours.

Ces derniers survivants de la mort ne sont plus qu’une poignée pour parler au nom des six millions des leurs, des nôtres, qui n’ont pas de sépultures et souvent pas de descendants pour faire vivre leur mémoire.

Ces derniers témoins directs de ce que l’homme a pu commettre de pire ne seront bientôt plus là pour le répéter, encore et toujours. Ce sera alors à nous, les témoins des témoins, de tenter de le faire à leur place. Avec nos mots qui bien sûr ne pourront jamais être les leurs. Mais nos enfants, et nos petits-enfants, sauront que nous les avons encore connus. Que cet enfer absolu qu’ils ont vécu n’était finalement pas si éloigné. Que c’était hier. Et que rien ne peut assurer que ce ne sera plus jamais demain.

En ce jour de Yom Hashoah, où la vie s’arrête quelques instants partout en Israël sous le hurlement strident des sirènes destinées à réveiller les mémoires et les consciences, nous avons encore la chance et le devoir impérieux de voir ces regards, de recueillir ces récits.  Combien de temps encore ? Combien de survivants seront avec nous l’an prochain ? Chacune de ces commémorations vécues en leur compagnie peut désormais être la dernière. Au crépuscule de leurs longues et douloureuses vies, ces rescapés des camps de la mort voient leurs derniers camarades fermer pour toujours ces yeux qui ont tant vu d’horreurs. Nos pensées vont d’abord vers eux. Regardons-les et écoutons-les, encore et toujours. Tant que cela sera possible.

A l’heure où malgré Auschwitz, Treblinka et Majdanek, des juifs continuent d’être assassinés simplement parce qu’ils sont juifs, à Paris ou à Jérusalem, que doivent penser ces derniers témoins de l’horreur, eux seuls qui savent jusqu’où cette haine antijuive peut conduire l’humanité toute entière ?

Philippe Meyer

Jeunesse, qu’es-tu devenue ?

 

jeunes FN

3 mai 2016

Il fut un temps où les jeunes entraient en résistance contre l’ennemi

Il fut un temps où les jeunes se révoltaient pour réveiller la société

Il fut un temps où les jeunes se battaient pour les idéaux de liberté

Il fut un temps où les jeunes étaient insolents, imaginatifs, rêveurs

Il fut un temps où les jeunes construisaient leur avenir, et le nôtre

Et aujourd’hui, Marine Le Pen est en tête des intentions de vote chez les 18-25 ans…
France, réveille toi.

« Pessah » ou le bon usage de la liberté

 

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19 avril 2016
Pessah est l’occasion pour tous les Juifs du monde de célébrer ensemble, en famille et avec les proches, la sortie d’Egypte, la fin de l’esclavage, et la naissance d’un peuple.

C’est aussi symboliquement la fête du printemps moment magique de réveil de la nature et d’espérance. Le 15 Nissan, 23 avril, est enfin la nuit de la « pleine lune » ; la nuit la plus éclairée; celle où la lune est la plus brillante comme l’est cette nuit de célébration de la liberté retrouvée après les souffrances éprouvées par l’esclavage et la haine

Plus largement les Juifs partout dans le monde en célébrant « Pessah » adressent un message universel, celui du combat contre toute forme d’asservissement.

Les Juifs qui étaient esclaves en Egypte sont aujourd’hui un Peuple Libre où qu’ils soient et notamment dans le pays d’Israël. Ce «temps de notre liberté» a un sens, un but, une mission: la naissance d’un peuple et d’une nation sur la terre promise d’Israël.

Ce lien inaliénable entre un Peuple, une Terre et un Livre, a façonné durant des millénaires et jusqu’à aujourd’hui le destin du peuple Juif.

Malgré toutes les vicissitudes de l’histoire, malgré les drames, malgré les évolutions du monde et du temps, ce lien fondateur ne s’est jamais rompu et demeure à ce jour intact au plus profond de chaque Juif dans le monde

A l’heure où Israël, membre de la communauté des nations, fait l’objet d’une campagne de délégitimation sans précédent à travers les discours mensongés des antisionistes de tout bord à travers des décisions iniques de l’UNESCO, à travers des campagnes haineuses du mouvement BDS et où le Peuple juif dans son ensemble souffre à travers cette vague d’actes antisémites aussi violente que préoccupante, ce bon usage de la liberté retrouvée du peuple juif est plein d’enseignements.

Pour les Juifs la liberté a notamment été le moyen de construire et de bâtir l’avenir de leurs enfants en transmettant cet attachement à une indentité nationale et religieuse.

Pour les Juifs la liberté a notamment été d’affirmer l’appartenance à un peuple déterminé à faire, en particulier, de la vie, de la vérité, de la justice, de la paix, de l’éducation, du respect de l’autre des principes essentiels.

Pour les Juifs la liberté a notamment été le moyen de porter et de diffuser les valeurs universelles du judaïsme qui accompagnent l’humanité depuis des millénaires.

C’est ce bon usage, constructif, positif et ouvert de la liberté qui a finalement permis au Peuple Juif de construire son avenir, de survivre à ses ennemis et de contribuer au développement de l’humanité.

Quand certains manifestent Place de la République à Paris au nom de la liberté et que dans le même temps par haine et sectarisme « expulsent » l’autre parce que différent on ne peut que regretter qu’ils ne se soient pas posés la simple question qui a été celle du peuple Juif depuis la sortie d’Egypte, celle du bon usage de la liberté.

Message de Serge Dahan, Président du B’nai B’rith France

En Marche !

 

15 avril 2016

Je viens de découvrir le clip de lancement du mouvement En Marche !

Bien fait. Efficace. On regarde jusqu’au bout.

Communiqué du B’nai B’rith France

UNESCO-logo

15 avril 2016

Le B’nai B’rith France dénonce les deux nouvelles résolutions arabes et violemment anti-israéliennes votées à l’UNESCO avec le soutien de la délégation Française

Le groupe arabe poursuivant son offensive d’Octobre 2015 qui avait provoqué un tollé général avec le projet de résolution stipulant que le Mur occidental (Kotel, en hébreu) était une « partie intégrante » de la mosquée Al Aqsa, a de nouveau soumis au cours de la 199ème session de son Conseil Exécutif de nouvelles résolutions violemment anti-israéliennes utilisant ainsi l’UNESCO comme une plateforme politique.

En effet les membres du Conseil Exécutif de l’UNESCO qui se sont réunis le mardi 12 avril 2016 ont voté deux résolutions, présentées par l’Algérie, l’Egypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan, qui ne sont que de simples condamnations politiques de l’Etat d’Israël contraires à l’esprit de l’UNESCO dont la vocation originelle est de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant, par l’éducation, la science et la culture la collaboration entre les nations.

La résolution « Palestine occupée », vecteur du révisionnisme historique, veut manipuler l’opinion publique en créant des mythes et en inventant une histoire éloignée de la réalité. Une histoire imaginaire qui mentionne des « mesures limitant la liberté de culte et l’accès des musulmans au site sacré de la mosquée al-Aqsa/al-Haram al-Sharif » ou encore « l’interdiction faite aux Musulmans d’inhumer leurs défunts à certains endroits et de l’installation de fausses tombes juives en d’autres lieux des cimetières musulmans ».

Encore plus loin pour poursuivre la réécriture de l’histoire du peuple juif le groupe arabe revendique la propriété du Tombeau des patriarches et de la Tombe de Rachel

De tels propos, et beaucoup d’autres contenus dans les résolutions votées le 12 avril dernier ont notamment pour seuls objectifs politiques la délégitimation d’Israël au plan international et la volonté de révisionnisme historique destiné à briser le lien millénaire entre le Peuple juif et sa Terre justifiant ainsi les campagne BDS d’élimination de l’Etat d’Israël de la carte des nations.

Au-delà ces résolutions constituent une atteinte profonde au Peuple juif dans son ensemble et alimentent la haine de ces terroristes Palestiniens qui assassinent au couteau et à la hache des civils en Israël.

Le B’nai B’rith France dénonce ce vote inique qui a eu le soutien de la délégation Française, délégation qui a voté en faveur de ces résolutions se désolidarisant ainsi d’autres pays européens comme l’Allemagne, l’Estonie, la Lituanie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord et entrainant avec elle le vote de l’Espagne et de la Slovénie.

Le B’nai B’rith France et son Président Serge Dahan condamnent le contenu de ces résolutions qui ne visent qu’à délégitimer l’Etat d’Israël et regrettent la position de la France. Le B’nai B’rith France rappelle que le Premier Ministre Monsieur Manuel Valls déclarait encore récemment que « l’antisionisme est synonyme d’antisémitisme ».

Le B’nai B’rith France, ONG présente à l’UNESCO, dénonce donc ces résolutions partisanes qui contribuent à prolonger le conflit du Moyen Orient et qui détournent l’UNESCO de ses missions centrées sur l’éducation, les sciences, la culture, la communication et l’information objective et équilibrée.

Bonnes fêtes de Pourim

 

pourim-meguila

23 mars 2016

Pendant que d’autres mystifient la mort, nous choisissons la vie.
Pendant que d’autres adorent les ténèbres, nous cherchons la lumière.
Pendant que d’autres ne pensent qu’à détruire, nous construisons l’avenir de nos enfants.
Pendant que d’autres ne se complaisent que dans la haine, nous privilégions la joie.
Pendant que d’autres ne cherchent qu’à nous détruire, nous leur disons que nous avons toujours survécu à nos ennemis.
Joyeux Pourim à tous. Malgré tout.

L’intelligence juive, garantie de notre avenir

 

intelligence juive

10 mars 2016

La communauté juive de France est troublée, inquiète et révoltée face à une haine anti-juive qui, sous couvert d’antisionisme, conduit aujourd’hui à tuer des juifs parce qu’ils sont juifs. La communauté juive s’interroge sur son avenir même en France. Elle fait pourtant partie intégrante de la France, et a contribué à en écrire les plus belles pages de son histoire. « La France sans les juifs ne serait pas la France » rappelle à cet égard le Premier ministre Manuel Valls.

L’apport majeur des juifs à la France, à sa construction, à ses réussites, est incontestable, qu’il s’agisse de la culture, de la science, de l’économie, de la médecine, de la politique.  Les exemples venant des décennies et des siècles passés, jusqu’à nos jours, seraient trop nombreux pour être énumérés ici. Pas un jour ne se passe sans que ne soit publié ici un essai philosophique, là un roman captivant, ou là encore une analyse géopolitique ou un article scientifique, émanant d’intellectuels, d’écrivains, de penseurs ou de chercheurs juifs.

Nous n’en tirons ni gloire ni vanité, mais de la fierté et de l’exemplarité. Ces contributions à l’avancée de notre société, et plus globalement à l’avancée de l’Homme, sont le reflet de la richesse, des talents et de l’intelligence du Peuple juif dans son ensemble. Ce fameux « esprit du judaïsme » dont il est tellement question dans l’actualité, et si bien analysé et mis à l’honneur par Bernard-Henri Lévy.

C’est cette intelligence juive qui nous a permis à travers l’histoire de construire notre identité, notre Peuple et notre communauté, par la solidarité, l’entre-aide et la transmission. Faite de sensibilité, de questionnement et de mémoire, elle est le fruit de la mixité de nos origines, de la place centrale que nous donnons à la jeunesse, de l’importance première que nous accordons à l’étude des textes, de la nécessité qui a toujours été la nôtre de nous surpasser pour survivre.

C’est cette intelligence juive qui nous a permis de vaincre nos ennemis, qui la combattent depuis toujours avec la même haine, de tisser des liens étroits et durables avec nos alliés et nos amis, et de rester nous-mêmes. C’était vrai hier, et nous le rappelons tout au long de notre calendrier, de Pourim à Hannoucca, en passant par Pessah qui célèbre cette liberté retrouvée qui a fondé notre Peuple. C’est vrai aujourd’hui face aux fanatiques obscurantistes qui rêvent de notre disparition et de celle des valeurs démocratiques et humanistes que nous portons avec d’autres. Ce sera vrai demain. A l’instar de leurs sinistres modèles du passé, qu’il s’agisse des Pharaons, Hitler, Aman,  Amalek, et tant d’autres, ces nouveaux fanatiques anti-juifs ne parviendront pas davantage à réaliser leurs funestes desseins. Le Peuple juif continuera de vivre dans la joie et l’espérance. Pour citer les propos du Président du CRIF Roger Cukierman lors du dernier diner du CRIF du 7 mars, « Nous sommes un petit Peuple qui a traversé tant d’épreuves, tant de persécutions, mais qui n’a jamais cessé de jouer un rôle important dans l’évolution de la pensée, de la science et de la culture. (…) Nous sommes l’un des très rares groupes humains qui ait réussi à préserver sa singularité à travers les siècles ».

C’est cette intelligence juive qui nous a permis enfin de diffuser nos valeurs universelles de justice, d’éthique, et de fraternité pour être ce phare du monde qui éclaire, qui guide et qui alerte. Loin d’être l’objet de la moindre arrogance, elle nous oblige bien au contraire à davantage d’exigence pour nous-même et à un sens des responsabilités encore plus marqué dans le monde qui nous entoure.

Il est de notre responsabilité à tous, à la place qui est la nôtre, de tout faire pour protéger, développer, et transmettre cette intelligence juive, cet esprit du judaïsme, au sein de notre communauté, du Peuple juif tout entier et de la société, avec dignité et humilité. Ne l’oublions pas. C’est l’héritage de notre passé que nous ont légué nos parents. C’est la garantie de notre avenir, et de celui de nos enfants.

Philippe Meyer

On était habitué à mieux de ce nom-là

 

25 février 2016

La nouvelle sortie médiatique d’Arno Klarsfeld pour interdire l’abattage rituel est-elle vraiment opportune dans le contexte actuel ? Quel est l’intérêt recherché ? Pourquoi dénoncer l’antisémitisme et dans le même temps s’en prendre aux libertés de culte fondamentales du judaïsme ? Au final, des propos déplacés, dangereux et décevants. On était habitué à des causes bien plus justes et bien plus nobles associées à ce nom si hautement symbolique pour les juifs de France. Dommage.

Au fait Arno Klarsfeld, que pensez-vous des huîtres et langoustes qu’on plongent vivantes dans l’eau bouillante pour le plaisir des gourmands ? On interdit ? Et le gibier qu’on chasse avec des meutes de chiens affamés pour le loisir des chasseurs ? On interdit ? Et les taureaux qu’on blesse jusqu’au sang pour divertir les foules ? On interdit ? Et les expérimentations sur les souris qui n’ont rien demandé pour faire avancer la science ? On interdit ? … Si vous voulez défendre les animaux, pourquoi vous focaliser uniquement sur la remise en cause de la liberté religieuse qui ne dérange personne ? Non à l’indignation sélective.

Une agitation bien prématurée

 

17 février 2016

Quand on voit toute l’agitation politico-médiatique autour des sondages et autres pronostics de la prochaine élection présidentielle, il serait sans doute bon de rappeler que:
1. Les grands favoris avant le lancement réel de la campagne n’ont jamais gagné à la fin depuis plus de vingt ans.
2. Les scenarios attendus initialement ne se réalisent jamais.
Donc, du calme et en attendant, mieux vaut utiliser son énergie à traiter les vrais problèmes. Il y en a tant.

La Mairie de Paris condamne BDS

 

mairie de paris

17 février 2016

Le Conseil de Paris a adopté le 16 février un vœu condamnant l’appel au boycott d’Israël et notamment les actions antisionistes du mouvement BDS. Le voeu, voté à une large majorité des conseillers de Paris, et au-delà des clivages partisans, condamne les appels au boycott d’Israël et appelle à l’interdiction des événements cherchant à promouvoir ce boycott et organisés au sein des établissements publics ou subventionnés de la Ville de Paris.

Après les manifestations organisées récemment à Paris par la campagne BDS, ce vote constitue une très belle victoire de tous les défenseurs des valeurs humanistes de la démocratie contre les tenants d’un appel au boycott d’Israël illégal et dangereux par les conséquences évidentes de cette haine d’Israël et des juifs sur la montée de l’antisémitisme en France. Bravo à la Maire de Paris et aux Conseillers de Paris qui ont permis cette victoire.

Rencontre avec BHL

 

BHL Neuilly

10 février 2016

Dans le cadre du cycle « Rencontre & Dialogue », le B’nai B’rith France, accompagné par la communauté juive de Neuilly, a organisé lundi 8 février une soirée avec l’écrivain et philosophe Bernard-Henri Lévy pour la sortie du livre « L’esprit du judaïsme » (éditions Grasset) qui fait l’actualité littéraire du moment. Plus de trois-cent personnes étaient présentes.

Dans ses propos d’accueil, le président de B’nai B’rith France Serge Dahan a rappelé que l’auteur qualifiait lui-même ce livre comme étant le « plus intime ». Et d’ajouter « Ce livre fait tant réfléchir à un moment où les juifs de France sont dans le questionnement » avant de conclure ses propos par un vibrant hommage au philosophe : « Le Premier Ministre Manuel Valls a dit que « La France sans les juifs ne serait pas la France ». A travers votre contribution si précieuse aux débats d’idées dans notre pays depuis des décennies, et à la défense sans faille ni sans compromis des valeurs humaines dans un monde qui en manque parfois tellement, vous êtes Bernard-Henri Lévy l’une des illustrations marquantes de cet apport des juifs de France à notre pays. ».

Par la suite, et devant une assistance comble et attentive, Bernard-Henri Lévy a procédé à la lecture de nombreux extraits de son livre, montrant à chaque instant à quel point il vivait cette lecture comme il en avait assuré l’écriture, avec fougue et passion. Plusieurs passages ont ainsi été lus par l’auteur lui-même, du prologue en passant par ses souvenirs de sa première venue en Israël il y a plus de quarante ans, son analyse des différentes formes d’antisémitisme, ou encore du débat présent de longue date dans le judaïsme entre orthodoxes et laïcs. Après quoi l’écrivain s’est livré au jeu des questions-réponses, traitant pour la plupart d’entre-elles de la situation actuelle des juifs de France, et des menaces et des raisons d’espérer dans un contexte que l’on sait difficile.

Au final, chacune des personnes présentes s’est vue remettre le livre « L’esprit du judaïsme » dédicacé par l’auteur pour poursuivre ces lectures préliminaires entendues lors de cette soirée de partage et de rencontre avec l’un des plus grands défenseurs de la cause juive et des valeurs humaines.

Zakhor, souviens-toi

 

ausch

27 janvier 2016

« Jamais je n’oublierai cette nuit, la première nuit de camp qui a fait de ma vie une nuit longue et sept fois verrouillée.
Jamais je n’oublierai cette fumée.
Jamais je n’oublierai les petits visages des enfants dont j’avais vu les corps se transformer en volutes sous un azur muet.
Jamais je n’oublierai ces flammes qui consumèrent pour toujours ma foi.
Jamais je n’oublierai ce silence nocturne qui m’a privé pour l’éternité du désir de vivre.
Jamais je n’oublierai ces instants qui assassinèrent mon Dieu et mon âme, et mes rêves qui prirent le visage du désert.
Jamais je n’oublierai cela, même si j’étais condamné à vivre aussi longtemps que Dieu lui-même. Jamais. »
(Elie Wiesel, La Nuit).

Aujourd’hui, 27 janvier, nous commémorons la libération du camp d’Auschwitz et célébrons la journée internationale de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’Humanité.
Jamais nous n’oublierons.

Et c’est ce jour-là, que la France reçoit le Président iranien Hassan Rouhani, au moment même où l’Iran relance ces jours-ci son concours abject de caricatures niant la Shoah.

Cette venue aujourd’hui à Paris, sous les dorures de la République, du dirigeant de l’un des pays les plus grands pourfendeurs des Droits de l’Homme, qui exécute par pendaison ou par lapidation des femmes de tout âge, qui appelle ouvertement à rayer Israël de la carte, qui finance des groupes terroristes à travers le monde, est choquante et blessante pour la mémoire des six millions de juifs tués parce que juifs, dont soixante-seize mille juifs en France.

Aujourd’hui, nous réciterons un kaddich pour ces martyrs de la folie humaine. Nous n’oublions pas.

Il y a dix ans, Ilan Halimi

 

ilan halimi

21 janvier 2016

Il y a dix ans aujourd’hui était enlevé Ilan Halimi, et commençait alors son calvaire qui allait se terminer dans l’horreur, torturé et assassiné par des barbares inhumains. Nous ne l’oublierons pas.

Janvier 2006 : Ilan Halimi.
Mars 2012 : Jonathan, Gabriel, et Aryeh Sandler, Myriam Monsonégo
Janvier 2015 Yohan Cohen, Yoav Hattab, François-Michel Saada, Philippe Braham
Tués en France par les fanatiques juste parce que juifs.
N’oublions pas leurs noms.
Et les militaires de Montauban, les journalistes de Charlie, les policiers du boulevard Richard Lenoir et de Montrouge, les 130 victimes de Paris, … Tous victimes de la même haine contre nos valeurs et notre civilisation.
Qu’ils reposent en paix.

Kippa ou pas : le communiqué du B’nai B’rith France

 

Kippa

13 janvier 2016

Jour après jour, les attaques contre la communauté juive de France se multiplient. Les juifs de France doivent continuer de porter la Kippa en toute sécurité en France.

L’islamisme radical et l’antisionisme militant alimentent au quotidien la haine du juif avec ses conséquences. Le dernier exemple d’acte antisémite barbare d’une extrême violence contre un professeur portant une kippa à Marseille, qui fait suite à tant d’autres dans la cité phocéenne au cours des derniers mois, est aussi intolérable qu’inacceptable.

Pour autant, devoir arbitrer aujourd’hui entre sa sécurité de citoyen et la liberté d’exercice de sa religion est un faux débat. La République doit garantir l’une comme l’autre avec la même rigueur et la même intransigeance.

La sécurité des Français juifs, comme celle de tous les Français, n’est pas négociable.

Le judaïsme ne peut pas être caché Ce serait autrement accepter la victoire des ennemis de la République, des ennemis de la France, des ennemis des valeurs de liberté et de fraternité, des ennemis des juifs. Renoncer à son identité et à ses valeurs ne peut pas être la réponse à la haine.

L’histoire récente des attaques contre les juifs nous rappelle si besoin était que le peuple juif ne baissera plus jamais la tête.

La fierté d’être français et d’être juif restera intacte et indiscutable pour dire non à la haine, non à l’antisémitisme, oui au vivre ensemble, oui à la République, oui à la liberté d’exercer librement et en toute sécurité sa religion en France

Le Premier Ministre Manuel Valls a régulièrement rappelé au cours des derniers mois et encore le 9 janvier devant l’hypercacher que «sans les Juifs de France, la France ne serait pas la France». Une reconnaissance qui honore, qui rassure et qui oblige les Français juifs à porter haut, fort et avec courage: citoyenneté, identité, judaïsme

Pour le B’nai B’rith France les juifs de France et les juifs en France doivent continuer à porter la Kippa et à pratiquer leur judaïsme en toute sécurité.
La France est debout, les juifs de France sont debout.

Devant l’Hypercacher, un an après

 

hypercacher

9 janvier 2016

Une très belle cérémonie organisée par le crif ce soir devant l’hypercacher en présence des représentants de toutes les religions, des partis politiques, de la maire de Paris, du ministre de l’intérieur, du premier ministre et de Nicolas Sarkozy. Beaucoup de dignité, de force et d’émotion dans le tres beau discours de Manuel Valls qui a rappelé les symboles de la soirée de la flamme du judaïsme et de l’âme de la nation. Tous unis pour se souvenir, se recueillir, dire non à la barbarie djihadiste et soutenir les valeurs de la République.

Communiqué du B’nai B’rith France

 

BDS Opera

6 janvier 2016

L’Opéra Garnier, haut lieu de l’art et de la culture française, a été le théâtre hier mardi 5 janvier de scènes de haine orchestrées par des membres de la campagne BDS
Ces individus ont protesté aux cris «la Palestine vaincra » contre la présence de la compagnie de danse israélienne Bathsheva Dance Compagny venue produire au même moment son ballet « Three » en présence notamment de l’Ambassadrice d’Israël en France Madame Aliza Bin Noun.

Les individus vêtus de keffiehs et brandissant des drapeaux palestiniens ont profané ce lieu de culture à l’image de ceux, qui par haine de l’autre, ciblent des sites historiques de l’humanité. La veille au soir, un appel à manifester devant l’Opéra contre la venue de la troupe israélienne avait déjà été lancé malgré l’interdiction de manifestation de voie publique compte tenu de la mise en œuvre de l’état d’urgence

Comme l’a souligné le Premier Ministre Manuel Valls, les liens entre l’antisionisme et l’antisémitisme sont évidents, rappelons son discours de janvier 2015 à l’Assemblée Nationale « Il y a un antisémitisme que l’on dit historique remontant du fond des siècles mais il y a surtout ce nouvel antisémitisme qui est né dans nos quartiers, sur fond d’Internet, de paraboles, de misère, sur fond des détestations de l’Etat d’Israël, et qui prône la haine du juif et de tous les juifs », un an après Charlie et après l’Hyper Cacher rappelons simplement « l’esprit du 11 janvier 2015 » à ces imposteur du BDS
Cette haine antisioniste, aux relents antisémites, s’est donc attaquée mardi 5 janvier à Paris, avec la même violence et le même dénigrement mensonger, à la culture comme aux intérêts économiques, scientifiques ou sportifs d’Israël

A l’heure où la France commémore dans le recueillement les attentats de janvier 2015 contre la République et contre les juifs, et où la mobilisation doit rester entière dans le combat contre les ennemis de la liberté et des valeurs humaines quelques semaines à peine après l’horreur du 13 novembre dernier, le B’nai B’rith France et son Président Serge Dahan condamnent avec force cette nouvelle action violente anti-israélienne en plein cœur de Paris, et demande avec insistance aux autorités de la République de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à ces appels à la haine et au boycott.

Communiqué du B’nai B’rith France suite à l’adoption par l’UNESCO de la résolution arabe amendée

 

UNESCO-logo

21 octobre 2015

Le B’nai B’rith France prend acte de la décision prise, sous la pression, par les Palestiniens de retirer de la proposition arabe qui devait être présentée ce matin à l’UNESCO le passage visant à faire du Mur des Lamentations une partie intégrante de la Mosquée d’Al-Aqsa.

Hier la Directrice-Générale de l’UNESCO Irina Bokova avait déclaré qu’elle « déplorait » cette proposition qui pouvait être considérée comme « tentant de modifier le statut de la Vielle Ville de Jérusalem et ses remparts et d’inciter à de nouvelles tensions ».

Cette partie du texte du projet de résolution a finalement rencontré l’opposition de plusieurs pays.

Cette marche arrière des Palestiniens constitue sans nul doute une victoire obtenue par la mobilisation d’un grand nombre de pays dont la Russie, la Chine et même Cuba et d’associations dont le B’nai B’rith qui a pris une part active à cette opposition à un texte qui remettait directement en cause le lieu le plus saint du judaïsme.

Pour autant, il n’en demeure pas moins que ce texte n’aurait tout simplement jamais dû exister, et que le nouveau projet de résolution demeure inacceptable et scandaleux.

Ce nouveau projet de résolution du groupe arabe amendé a été adopté lors du vote mercredi 21 octobre par l’Unesco par 26 voix pour, 6 contre dont l’Allemagne, les USA, le Royaume-Uni, l’Estonie et la République Tchèque, et 25 absentions dont la France. Aucun pays européen n’a soutenu cette résolution.

Le texte reprend notamment des décisions de l’UNESCO concernant la reconnaissance de la Tombe de Rachel à Bethléem et du Tombeau des Patriarches à Hebron comme des sites musulmans, et vise par ailleurs à condamner Israël pour les mesures de défense de ses citoyens contre les terroristes aux couteaux

Par ailleurs, le texte appelle la communauté internationale à une condamnation des fouilles archéologiques menées par Israël à proximité du Mont du Temple et ailleurs dans la Vieille Ville de Jérusalem.

Il ajoute, fidèle à la tradition de fausses affirmations des  Palestiniens, que la récente vague d’attentats de terroristes palestiniens contre des civils israéliens est née des tentatives d’Israël de modifier le statut quo de 1967 concernant le Mont du Temple et fait ainsi porter à Israël la responsabilité de cette vague de violence.

Israël a maintes fois nié ces allégations et continue de se battre contre les attaques de toute nature qui l’assaillent aujourd’hui, qu’elles soient sécuritaires, culturelles ou économiques.

L’objectif est le même. La haine est la même. Comme l’a déclaré récemment Madame  l’Ambassadrice d’Israël en France, Aliza Bin-Noun : « Ce n’est pas une Intifada, c’est du terrorisme (…). L’incendie du Tombeau de Joseph démontre ce qui se passerait si les Lieux Saints de Jérusalem étaient aux mains de l’Autorité palestinienne ».

Notre mobilisation doit rester intacte.

Même si le passage du projet de résolution concernant le Kottel est retiré, le reste du texte proposé par le groupe de pays arabes dont cette demande de reconnaissance de la Tombe de Rachel à Bethléem et le Tombeau des Patriarches à Hébron comme des sites musulmans doit être combattu.

Le B’nai B’rith France dénonce ce nouveau texte qui continue a alimenter la haine de ceux qui assassinent des civils en Israël et rappelle sa mobilisation contre l’utilisation de l’UNESCO à des fins politiques.